|
LA DANSE DE MORT
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Pièce d'August Strindberg.
Mise en scène de Hans Peter Cloos.
Avec Charlotte Rampling, Bernard Verlay, Didier Sandre, Ophelia Kolb, Mathias Bensa. |
INFOS +
Toutes les infos
à connaître sur :
- le théâtre
- la salle
- l'environnement
- Etc... |
THEATRE DE LA MADELEINE
19 rue de Surene
75008 PARIS
| |
Genre :
Pièce du répertoire
Le sujet :
La danse de la mort, de Strinberg avec Charlotte Rampling, c'est le Capitaine et son épouse Alice qui forment un couple étrange au sein duquel la haine et l'attachement se côtoient. Arrive le cousin Kurt...
(Durée indicative : 2h00)
Pour les comédiens :
Un vieux capitaine et sa femme plus jeune, couple rassis par vingt-cinq ans de vie commune, s'envoient à la tête des horreurs. Qui a « raison », qui a « tort » ?
Le (faible) cousin Kurt, qui en a vu de pires (nous dit-il) fait exploser malgré lui les bombes latentes et en sera la première victime, mais de qui ? de quoi ?
Vers la moitié de la pièce, un début de piste nous est fourni avec l'arrivée des enfants, mais il nous faudra attendre le final (prévisible dans les faits, mais complexe dans le cheminement !) pour savoir où se trouvait le degré le plus élevé de noirceur.
Désolée, mais on sort de là avec le droit d'être soi-même un peu méchant : le cadavre qui barre la scène n'est pas celui d'un commis-voyageur, et Strindberg n'est pas Miller. La mise en scène intelligente ne compense pas toujours les parties du texte qui datent.
Ceci étant dit, quel plaisir cependant de retrouver ces trois grands acteurs ! Charlotte Rampling, avec sa silhouette dansante et sa voix posée, ne cède pas un pouce de terrain féminin. Didier Sandre joue à merveille son rôle de ballon mou que les protagonistes se renvoient avec violence. Et surtout Bernard Verley, cet impressionnant acteur à la carrière aussi bien remplie que peu tapageuse, nous donne un jeu qui sonne toujours aussi juste. Mesdames qui avez mon âge, vous souvenez-vous de l'Aiglon qui nous faisait rêver dans nos pensionnats ? Eh oui, c'est bien lui, et le poids des ans lui va, ma foi, fort bien.
(Isabelle, 58 ans, Paris)
Un peu difficile
Le Capitaine et sa femme Alice vivent sur une île militaire. Leur mariage de 25 ans ressemblerait banalement à un mariage usé et leur couple à un couple fatigué. Mais lorsque le cousin Kurt arrive, la haine ambiante trouve une nouvelle proie, et la Danse de Mort commence, insidieuse et pernicieuse.
L'affiche est prestigieuse, avec trois grands acteurs et un célèbre auteur suédois. Avec de bons ingrédients, difficile de faire un mauvais plat. La pièce est donc une pièce solide, avec une mise en scène soignée et des décors très réussis. L'ambiance de haine est parfaitement étouffante (vous êtes prévenus). Les personnages sont bien là, bien vivants, les acteurs leur donnent un bel accent de vérité. Bernard Verley est exceptionnel, Didier Sandre très juste.
Mais la pièce manque peut-être de rythme, avec des développements qui prennent leur temps. On aurait presque espéré quelque chose de plus risqué, une petite étincelle de folie pour rendre cette pièce exceptionnelle. La Danse de Mort est tout de même un bon moment de théâtre, mais à conseiller à ceux qui ne craignent pas les pièces un peu difficiles.
(Marie-Hélène, 27 ans, Paris)
En synthèse :
Une pièce compliquée, des rapports complexes
entre les personnages,et un rythme lent.