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CLAIRE CHAZAL dans LAISSEZ MOI
(La pièce n'est plus à l'affiche)
D'après la nouvelle de Marcelle Sauvageot
Création artistique : Anne Rotenberg
Lecture par Claire Chazal |
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PETIT THEATRE DE PARIS
15 rue Blanche
75009 Paris
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Genre :
Lecture
(Durée indicative : 1h10)
Le sujet :
Claire Chazal au Petit Théâtre de Paris nous lit l'histoire d'une jeune femme malade qui, dans le train qui la conduit au sanatorium, lit la lettre de rupture que vient de lui remettre son amant. Il ne lui reste plus longtemps à vivre, mais elle veut éviter à tout prix le compromis: elle aspire à un amour de haute exigence, qui soit fait de partage et de lucidité.
Une belle rencontre :
Ce n’est pas parce que Claire Chazal monte sur scène que j’ai eu envie d’écouter ce texte mais parce que je trouvais intéressant cette « rencontre » entre deux femmes, l’une racontée par l’autre.
Comment peut-on réagir en recevant une lettre de l’homme que vous aimez depuis longtemps où il vous dit « Je me marie, notre amitié demeure » ? Colère, désespoir, ou simplement tristesse et interrogations diverses pour introspecter en soi-même ce que l’on peut avoir aimé dans cet homme lâche, qui vous lâche alors que vous venez d’entrer en sanatorium.
Je ne sais pas si cela interpelle les « » mais en tant que femme de 45 ans, je me suis plusieurs fois « évadée » de l’écoute et me suis surprise à gambader dans mes souvenirs …
Ce texte éveille indéniablement en moi un écho, la lecture fine et techniquement ciselée de Claire Chazal le met en valeur. Ce n’est pas une prestation d’actrice mais de lectrice.
Outre le fait de voir l’icône du 20h sur scène (elle y est douce, sensible, sa solitude est palpable), c’est une heure que vous pouvez vous offrir si vous aimez les histoires où la quête du pourquoi et des ressorts secrets de la psychologie amoureuse sont les acteurs principaux.
(Florence, 45 ans, Paris)
Pas convaincu :
Claire Chazal au théâtre ?
C’est un acte courageux : qu’a t’elle à prouver en se mettant en scène devant 300 personnes elle qui s’adresse à 10 millions de spectateurs lors du journal télévisé ?
C’est un travail très construit : Le rythme est juste, les intentions sont bonnes, la diction travaillée, les déplacements réfléchis.
Reste qu’assister à une lecture c’est assister à un spectacle difficile d’accès !
Prisonnier du texte qu’il lit, le lecteur n’interprète pas comme le ferait un comédien. Il est déconcertant de ne pas voir sur la scène un véritable personnage avec une âme, une personnalité, une sensibilité.
L’écriture de cette épître écrite en 1930 par une jeune femme proche des surréalistes est conforme au style littéraire de l’époque, mais certains pourront le trouver alambiqué et ampoulé.
Le fond peut ne pas toucher tout le monde. Certains seront émus par cette autopsie d’une rupture mais d’autre pourront trouver cette analyse un peu superficielle.
Et si les familiers de l’exercice ou ceux qui sont sous le charme de Claire Chazal seront très certainement séduit, je n’ai pour ma part qu’a de trop rares moments été véritablement gagné par l'émotion.
(Patrick, 49 ans, Paris)