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LA MOUETTE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Pièce d'Anton Tchékhov
Avec Avec Domitille Bioret, Stéphane Hausauer, Philippe Ivancic, Antonia Malinova, Doris Naclerio, Pierre Remund,
Stéphane Russel, Philippe Sivy, Ariane Zantain |
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THEATRE 14
20 Avenue Marc Sangnier
75014 Paris
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Genre :
Classique
Le sujet :
La mouette de Tchekov, au Théâtre 14, c'est, en 1900, une famille d’artistes en vacances au bord d’un lac. Les jeunes sont en quête d’un théâtre « nouveau » que laisse espérer le siècle naissant, les aînés savourent leur célébrité à la fois clinquante et démodée tout en redoutant son fatal déclin, les ouvriers du domaine taisent de lourds secrets déjà fanés…
Original, mais... :
Je dois reconnaître, la mise en scène est originale et notamment les changements de décors «à vue» par les personnages eux-mêmes, semblant faire de cet intermède, un véritable ballet accompagné d’une musique russe liant les personnages les uns aux autres.
J’aurai cependant préféré une plus grande sobriété dans les décors et dans le jeu de certains acteurs (ou actrices). 11 personnages sur scène, au moins 3 ou 4 tableaux différents, les nombreux mouvements de scène ne m’ont pas paru tous nécessaires.
Pour résumer, l’effort d’une mise en scène originale et d’un nombre important d’accessoires sur scène s’est fait au détriment, peut-être, d’une profondeur psychologique des personnages qui me semble pourtant essentiel dans le théâtre de Tchekhov.
(Gilles, 37 ans, Asnières)
Mitigé :
C’est mitigée que je sors de cette interprétation de la Mouette.
Ce qui m’a plu ? La scène ouverte, le décor de bouquets de fleurs séchées, reliquat de vie, les comédiens s’installant sur scène simultanément avec nous dans la salle, et aussi l’accueil et l’accompagnement de la guitare et des voix mélodieuses.
J’ai également beaucoup aimé la présence de l’ensemble des comédiens sur scène, durant toute la représentation. C’est dans une belle harmonie de déplacements qu’ils se lèvent et viennent à la lumière interpréter leur rôle ou partent, vaporeux, discrètement se rasseoir.
Pas de coulisses donc, pas de rideaux, juste en guise de changement de scène, une pénombre, du chant, quelques objets déplacés et des comédiens nouvellement installés.
Mais cette simplicité et cette chaleur ont été, pour moi, quelque peu bousculées par l’exubérance du jeu de certains comédiens.
J’en garderai un souvenir d’interprétation honorable, un décor et une musique justes, une couleur nostalgie, quelques beaux gestes esquissés, une belle idée de scénographie ouverte mais une autre version, plus forte, plus intimiste, récemment vue au théâtre de la Tempête, demeure ma préférée.
(Florence, 45 ans, Asnières)
En synthèse :
Une mise en scène originale et travaillée, mais des avis controversés.