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L'AUTRE
(La pièce n'est plus à l'affiche)

De Florian Zeller
Mise en scène de L’auteur
Avec : Sara Forestier, Stanislas Mehrar, Aurélien Wiik

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STUDIO DES CHAMPS-ELYSEES
15, Av Montaigne
75008 Paris

Genre :
Comédie

Le sujet :
L'autre au Studio des Champs Elysées, reprend la phrase d'Oscar Wilde qui disait que le couple, c'est ne faire qu'un. Oui, mais lequel ? Et si c'était encore un autre ? Dans une oscillation permanente entre le rire et le drame, L’Autre raconte comment l'amour se brise sur la vie quotidienne. Faut-il, pour vivre ensemble à jamais, ne jamais vivre ensemble ? Une triangulaire entre Lui, Elle et L’Autre.
(Durée indicative : 1h15)

Les avis :

Désabusé :
Parce qu’il est un auteur dont on parle, représentatif de cette nouvelle génération, parce que je suis curieuse de connaître ce qu’il écrit, j’ai eu envie d’aller voir cette pièce. Et pour tout vous dire je ne savais pas de quoi il était question, le fait de savoir qu’elle serait jouée par ces 3 acteurs emblématiques m’ayant suffit !
En sortant, je ne sais toujours pas vraiment de quoi il est question dans cette pièce qui ne m’a pas réjouie. Intéressée oui, car cette manière de concevoir les relations amoureuses se défend, mais j’ai du mal à croire qu’à cet âge là (celui de l’auteur et de ses personnages), on puisse être aussi désabusé.
Je n’ai pas trouvé le fil conducteur, je n’ai pas adhéré à ces dialogues en langage familier qui ne donne pas de vrai « vigueur » au texte.
Peut être un théâtre qui peut plaire à ceux qui pensent que l'amour est une utopie ? Qu'il se conjugue exclusivement au présent ? Mais au final, par peur de rater son couple, ne complique t'on pas finalement beaucoup les choses ?
(Florence, Paris)

Nouvelle génération ?
C'est la première pièce de Florian Zeller et le premier texte mis en scène par son auteur.
Mais peut on parler d'une pièce, plutôt d'une succession de petites scènes sur la difficulté d'aimer et de vivre à deux
Florian Zeller, pour cette nouvelle mise en scène de "l'Autre" a choisi des artistes de sa génération.
Malgré le bon jeu des acteurs, mention spéciale à Stanislas Merhar, je ne suis pas vraiment rentrée dans la pièce.
Peut-être est ce dû à la façon d'aimer, à la fois énergique et sauvage des jeunes de cette génération ?
(Anne, 50 ans, Vaucresson)

Plusieurs degrés d'interprétation :
Les acteurs se cherchent dans un décor ne suggérant que quelques éléments, mis en valeur par un éclairage donnant à la pièce l'aspect d'une succession de photographies animées. D' entrée de jeu la noirceur est annoncée.
Le consistance réaliste de la pièce est due à l'illogisme de certains enchaînements, à l'absence de repères spaciotemporels de certaines scènes, à la manière dont les personnages réagissent dans l'instant, à la simplicité des mots.
En plus d'avoir plusieurs degrés d'interprétation, le plus profond étant généralement le plus désabusé, certaines scènes représentent plusieurs événements, à la fois un dialogue, deux monologues, un rêve et une remise en question - cette architecture étant superbement servie par les acteurs et la discrétion du décor.
On s'abandonne vite au désabusement de l'auteur, et heureusement l'humour, d'ailleurs pas toujours très fin, est omniprésent au premier degré pour éviter que cette excellente pièce ne plombe complètement le dîner qui lui succède ! Sans doute, L'autre mis en scène par Zeller ne touchera profondément qu'une partie de son public et n'arrachera que quelques éclats de rire au reste de la salle.
(Joachim, 25 ans, Paris)