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LA JEUNE FILLE ET LA MORT
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Pièce d'Ariel Dorfman. Texte français: Gabriel Auer.
Mise en scène de Didier Long assisté de Caroline Duffau
Avec Frédéric Van Den Driessche, Sophie de Larochefoucauld, Jean-Michel Noirey |
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THEATRE 14
20 Avenue Marc Sangnier
75014 PARIS
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Genre :
Comédie dramatique
(Durée indicative : 1h35)
Le sujet :
La jeune fille et la mort, c'est l'histoire de Paulina et Gerardo vivent à l’écart du monde dans une maison dans un pays, quelque part en Amérique du Sud. Un soir, à cause d’une panne de voiture,
Gerardo rentre accompagné de Roberto Miranda qui lui était venu en aide. Paulina, qui a été torturée il y a quinze ans, croit reconnaître en cet homme son tortionnaire et le prend en otage pour obtenir sa confession.
Une belle histoire :
Ah qu’il est bon d’aller au théâtre voir une belle histoire. Enfin belle est un bien grand mot puisque l’histoire qui nous est présentée est plutôt profonde et terriblement dramatique.
Le jeu des acteurs, criant de vérité, nous plonge dès les premières secondes dans une tension permanente. Notre cœur bat avec celui de la jeune femme qui se démène avec ses souvenirs. L’intensité présente dès le début s’accroît minute après minute. On est suspendu aux lèvres des acteurs entre le désir de vengeance et le désir de justice. J’ai donc beaucoup aimé, beaucoup aimé le minimalisme des décors, la beauté de la mise en lumière, la sobriété de la mise en scène, l’histoire bien évidemment et l’efficacité du jeu des acteurs. Si vous aussi vous voulez passer un bon moment de théâtre, cette pièce est à voir absolument.
(Frédéric, 33 ans, Paris)
Emotion et réflexion :
Dans ce tryptique, on identifie la victime, le bourreau et la justice. Les rôles du bourreau et de la victime se confondent entre le docteur et la jeune femme. Le mari, avocat, représente la justice. Le tout se joue sur fond d'un morceau de Schubert, la jeune fille et la mort, rappelant le vécu de la jeune femme confrontée à la mort lorsqu'elle est violée et torturée.
On appréciera les prestations des acteurs. Cependant, il est regrettable que Sophie de La Rochefoucauld, Paolina, surjoue quelque peu (surtout au début) dans son rôle à la frontière de la folie. La mise en scène met en avant la violence des personnages et de la situation, dans un décor blanc épuré. Au final, une question reste en suspend : le médecin est-il vraiment le tortionnaire que croit reconnaître la jeune femme ? Le doute subsiste tout au long de la pièce.
(Sophie, 31 ans, Paris)
En synthèse :
Un huis clos, une tragédie contemporaine, jouée partout dans le monde.
Cette pièce (reprise au cinéma par Polanski) est encore mieux que le film.
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