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LE GARDIEN
(La pièce n'est plus à l'affiche)

Pièce de Harold Pinter
Adaptation Philippe Djian
Mise en scène Didier Long
Avec Robert Hirsh, Samuel Labarthe, Cyrille Thouvenin

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THEATRE DE L'OEUVRE
55, rue de Clichy
75009 Paris

Genre :
Théâtre contemporain

Le sujet :
Le gardien, d'Harold Pinter (avec Robert Hirsch), c'est l'histoire de deux frères qui proposent tour à tour à un vieillard de l'engager comme gardien. mais ont-ils vraiment besoin d'un gardien ou se livreraient-ils à un jeu de manipulation perverse ?
(Durée indicative 2h00)

Les avis :

Pour Robert Hirsch:
C’est une pièce dont il faut dire avant tout qu’elle ne laisse pas indifférent, d’une part parce que l’on en parle en sortant, d’autre part en raison de son sujet intemporel : les « victimes » de la vie.
Pour être sincère, je ne suis pas du tout sûre d’avoir compris ce que voulait exprimer l’auteur, donc à défaut, je me suis fait ma propre explication. Ce n’est donc pas à travers son texte que Pinter livre sa pensée mais à travers ce qu’il suggère, par l’interaction de ses personnages, qui jouent seuls leur propre partition dans cette vie où l’absurde côtoie la réalité et le sordide frôle l’humain.
60% du texte est concentré dans le rôle de ce pauvre Jenkins. Les deux autres acteurs jouent très bien mais sans quelqu’un comme Robert Hirsch, la pièce ne serait pas écoutable. Il faut des acteurs de sa trempe, Jacques Dufilho en son temps ou Georges Wilson, pour faire vivre ce personnage.
(Florence, 45 ans, Paris)

Une pîèce difficile :
De la situation désespérée d’un pauvre gars, vieux de surcroît, qui se retrouve par hasard au milieu de deux « fous » et qui s’accroche à eux tant il a besoin d’avoir chaud. Quoiqu’il subisse de la part de ces deux frères, il ne veut pas partir car il n’a rien d’autre, nulle part où aller.
Situation outrée mais classique, chère à Pinter, d’un être en dépendance et de l’oppression que cela comporte. Si la pauvreté existe depuis toujours, contrairement à nos SDF d’aujourd’hui qui refuseraient probablement cette situation, on se trouve devant un type qui accepte sa fatalité et résiste à la fois en défendant sa dignité.
Pièce difficile mais portée à bout de bras par Robert Hirsch.
Hubert (70 ans)

En synthèse :

Un formidable Richard Hirsh, mais Pinter n'en devient
pas pour autant un auteur facile d'accès.


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