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DIVINO AMORE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
Mise en scène: Alfredo Arias, livret : Alfredo Arias et René de Ceccatty; avec Genaro Cannavacciuolo, Sandra Guida, Antonio Interlandi, Marilu Marini, Alejandra Radano. |
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TH.ROND-POINT SALLE JEAN TARDIEU
2b, av. Franklin Roosevelt
75008 PARIS
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Genre :
Théâtre contemporain
Le sujet :
Le Christ peut-il apparaître sur la scène d'un théâtre ? À notre connaissance, cela ne s'est pas encore vérifié. Et pourtant il y a eu à Rome dans les années 1960-70, une troupe théâtrale d'Origlia Palmi persuadée qu'à travers ses représentations de drames comme Saloméou La Vie de Sainte Bernadette Soubirous, elle pouvait convoquer sur scène la présence divine. À chaque fois, leurs tentatives avaient le don de provoquer dans le public l'hilarité générale. Touché par cette naïveté, cette religiosité de bric et de broc, Alfredo Arias se souvient avec Divino Amore de ces représentations insensées.
Déjanté :
Dès le début on sent qu'il faudra accepter de ne plus avoir de repères, pour rentrer dans le jeu. Un homme en noir, cagoulé, et une ancienne "tenancière" de cabaret, se remémorent des temps bénis mais disparus. Costumes sobres, si ce n'est la gigantesque cornette de cette femme déguisée en religieuse. Des interventions chantées en italien, en espagnol, en français. Peu importe la langue, on sent que les comédiens vont nous faire entrer dans un autre langage.
Voilà, si on est prêt à se laisser emporter, c'est parti. Une fois le rideau complètement tiré, on entre dans un autre univers. Dérision des mots, mélange de verbe cru et d'envolées lyriques, le grivois devient la poésie de l'ordinaire, le sacré devient profane, le profane devient sacré, le vrai ne se distingue plus du faux. Outre les mots un peu salés (sans aucune vulgarité), on aborde sans fausse pudeur, sans s'alourdir, des thèmes comme le sida, l'homosexualité, la séduction, la foi profane dans les idoles. Les costumes deviennent extravagants, le décor kitsch et baroque, les acteurs "se lâchent" dans un délire qu'on ne demande qu'à partager! Alors on s'envole, on est divinement béats.
Si vous n'aimez pas les spectacles "décalés" et si vos oreilles sont un peu trop chastes, méfiez-vous! Mais si vous voulez vous laisser bousculer par l'univers sacrément absurde, loufoque et délirant d'Alfredo Arias, courez-y!
(Patricia, Paris)
A voir avec une grande ouverture d’esprit :
A l’ouverture du rideau, devant certains lourds jeux de mots où la princesse Salomé devient « salami », mon inquiétude était grande. Mais, peu à peu, la qualité du chant, des costumes et du jeu d’acteurs complets dignes d’authentiques artistes, m'ont fait accéder à un spectacle de grande qualité.
Alfredo Arias nous plaque encore son humour déjanté et désopilant qui s’impose ici par le contraste d’un langage cru venant buter dans un cadre rigide, tel le monde de l’Eglise où la Mère en cornette avoue que l’on ne prie pas, mais qu’on aboie et que son gynécologue est un vétérinaire !
Une tête tombe subitement par un jeu de guignol, puis la justesse de la voix de "la Reine de la Nuit". vient nous surprendre à travers un autre de ventriloque. Faux cils, talons de gitanes, décolletés, perruques à hauteur démentielle, actrices en poupées mécaniques vont s’activer pour se gausser des mauvaises actrices américaines aux faux fous rires, des slows langoureux des années 70 ou du décor raté des péplum affichant maladroitement présence de téléphone et prises de courant.
Bref, si vous êtes sensibles à la représentation musicale décalée, au style loufoque, absurde et « hors normes », cru mais jamais vulgaire, allez voir ce spectacle !
(Claude, 51 ans, Courbevoie)
En synthèse :
Un spectacle inclassable conforme au style d'Alfredo Arrias.