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LA DERNIERE NUIT DE MARIE STUART
(Dernière le 31 décembre)

Pièce de Wolfgang Hildesheimer.
Mise en scène de Didier Long
Avec Isabelle Adjani.

 

THEATRE MARIGNY
Carré Marigny
75008 PARIS

Le sujet :
Marie Stuart est une Reine, une héroïne. Incarnée par Isabelle Adjani, qui revient au théâtre avec un personnage à sa mesure. Une haute figure à la fois romanesque et tragique,une femme vraie et l'une des plus cultivées de son temps (1542-1587), une femme de l'Histoire, une reine au destin funeste, une amoureuse, un esprit combattant, une femme de foi, d'intelligence, de sacrifice. Dans cette pièce, écrite en 1970, il s'agit des deux dernières heures de Marie Stuart.
(Durée indicative 1h50)

Les avis :

Adjani en véritable reine :
La reine Adjani… digne jusqu’à la dernière heure !
Mise à nue par son tragique destin, Marie Stuart à la vie aussi tumultueuse qu’emblématique a peut-être incarné la beauté des femmes à son époque, mais ici sur la scène, c’est Adjani qui s’impose en véritable reine.
Et durant deux heures, l’on plonge dans le bilan de toute une vie, faite de trahisons et d’abandons où Adjani apparaît dans une simple tunique blanche et sans maquillages. Un véritable examen de conscience signé par l’austère plume de Hildesheimer et planté dans un décor sans fioritures, voilà peut-être pourquoi la pièce laisse une sensation de long monologue plaintif et langoureux. Une psalmodie à regret ennuyeuse malgré l’immense talent des comédiens, une mise en scène où chacun semble tourner en rond, bref, heureusement que l’immense Adjani est là… pour offrir à son public tout ce qu’elle a de sublime, de fragile… et de tragique.
Standing ovation oblige, c’est un spectacle réservé aux inconditionnels de cette véritable reine.
(Marie, 37 ans, Paris)

Pour l'actrice :
Adjani m'a fait pleurer, me pâmer, sourire, rire même. Pas Marie Stuart.
La fascinante beauté de cette actrice splendide, m'a totalement fait oublier l'indigence du décor, l'étonnante approximation de sa mise en lumière et l'absence totale d'idées un tant soit peu créative de la mise en scène.
Une petite mention pour les costumes qui au moins avaient la qualité de leur sobriété et un accessit particulièrement élogieux aux acteurs entourant la star, même si leurs rôles avaient peu de consistance: Une brochette assez conventionnelle de ce que l'humanité propose au rayon "cupidité, bassesse et lâcheté" (les trois articles se vendant généralement ensemble). On est limite boulevard., limite impasse aussi.
Mais voilà je ne retiens de cette pièce que la larme de pur cristal qui s'est échappée des yeux de la star quand elle s'est laissée embrasser par l'ovation du public. Pas de quoi en perdre la tête.
(Luc, 47 ans, Paris)


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