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LA COLONIE PENITENTIAIRE
(La pièce n'est plus à l'affiche)

D'après Franz Kafka.
Une adaptation de Yves Kerboul
Mise en scène de Laurent Caruana.
Avec André Salzet

 

LUCERNAIRE - THEATRE NOIR
53, rue N.-D.-des-Champs
75006 PARIS

Genre :
Théâtre contemporain
(Durée indicative : 1h15)

Le sujet :
La colonie pénitentiaire, c'est, au cours d'un voyage d'études, un visiteur convié à une exécution . Avec une frénésie et un zèle cocasses, l'officier chargé de l'exécution veille aux derniers préparatifs. La mise en scène s'attache aussi à révéler au spectateur un Kafka plein de fantaisie, un créateur qui se délecte de ses rêveries, un humoriste enfin. Un Kafka bien éloigné des schémas convenus.
(Durée indicative : 1h15)

Les avis :

Pour les famillires de Kafka:
Présentée comme une pièce drôle, j’imaginais la colonie pénitentiaire comme une idée de théâtre intéressante pour découvrir Kafka, et d'autant plus que l’introduction du personnage, le jeu de lumière et la musique qui accompagne nous laisse présager le meilleurs.
Mais comme il est difficile de passionner le public avec un tel monologue (qui plus est tiré d’une nouvelle et non d’un texte de théâtre). Quel que soit le talent et la sincérité de l’interprète, difficile d’être pris par un texte qui gagnerait à être lu tranquillement chez soi.
Il faut cependant reconnaître à la décharge du spectacle, que ce soir là les bruits parasites de la pièce qui ce jouait au-dessus (le Lucernaire à plusieurs salles) empêchait une véritable concentration.
Une pièce qui ne permet pas véritablement la découverte d’un auteur mais qui satisfera les familiers de Kafka qui se reconnaîtront dans la sincérité de l’interprète.
Patrick, 49 ans, Paris)

Atone :
Le lucernaire présente "la colonie pénitentière" comme "un Kafka plein de drolerie et d'entrain, où l'humour et la cruauté ont part belle". même si je ne m'attendais pas de la part de Kafha à une suite de pignolades potaches, j'attendais plus de cocasseries, d'envolées. Au lieu de cela, on assiste à un récit où André Salzet, seul en scène, nous dépeint mécaniquement les explications méticuleuses d'un commadant préparant une execution raffinée grace à sa Machine sophistiquée.
Même si le texte est très bien écrit et que l'acteur le dit fort justement, le propos lasse vite et la fin est très décevante. j'eus aimé plus de jubilation chez l'executeur, plus de gène chez le visiteur, plus de surprises aussi. Ceci aurait permis, sans doute, de transformer la nouvelle de Kafha en un vrai spectacle vivant, ce que je n'ai pas vu.
Le parti pris de renforcer l'absence d'humanité de l'executeur rend la pièce trop clinique (comme un rapport d'autopsie par un praticien blasé) et c'est une lecture linéaire, qui nous est proposé.. Je m'en suis détaché assez vite.
(Bruno, 45 ans, Asnières)

En synthèse :

Ceux qui aiment Kafka partageront leur
passion avec un comédien de talent.


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