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AU FOND C'EST PAS SI GRAVE
(La pièce n'est plus à l'affiche)
D'après les textes de Xavier Durringer.
Mise en scène de Violette Campo.
Avec Dominique Chevaucher et Bénédicte Lafond |
THEATRE D'EDGAR
58, boulevard Edgar-Quinet
75014 PARIS
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Genre :
Théâtre contemporain
Le sujet :
Au fond, c'est pas si grave, c'est, proche de l'univers de la BD, les aléas de la condition féminine décortiqués avec humour et finesse par deux comédiennes qui ne savent pas se prendre au sérieux.
(Durée indicative : 1h10)
Enlevé et sympa :
Je me suis demandée si je ne faisais pas une erreur en allant voir ce spectacle (bien que court, 1 heure seulement) et si ce ne serait pas une énième version sur la « désespérante condition des femmes » vue par … encore des femmes !
Eh bien non, c’est écrit et joué différemment, c’est enlevé, sympa, les femmes s’y retrouvent et les aussi. Cela n’a rien d’exceptionnel mais on passe un bon moment et on salue le jeu des actrices.
J’ai bien aimé le fait que ce sujet battu et rebattu soit évoqué avec plus de drôlerie et de clin d’œil que de fausse complaisance ou façon « prise de tête », comme cela est le cas parfois.
Une mention spéciale pour le début du spectacle à ne pas rater « ce à quoi aspire la femme de l’an 1900 à nos jours ».
Le fait que l’on soit dans cette petite salle en demi-cercle, intime et chaleureuse, où la proximité du voisin crée une complicité contribue aussi à la réussite de ce duo, qui n’aurait sans doute pas le même impact dans une salle plus grande
(Florence,47 ans, Paris)
Vivant et varié :
Je savais venir voir un spectacle de café théâtre amusant et drôle. Je n’ai pas été déçu mais j’ai surtout été surpris.
Et pas seulement par le début : pour les deux comédiennes, le spectacle n’est manifestement pas sur la scène mais plutôt dans la salle. De fait, elles commencent, tranquillement et scrupuleusement, par détailler tous les spectateurs. Une tension, joyeuse, s’installe. Pour la dissiper, les comédiennes se mettent à caqueter vivement. Ce caquetage chaotique finit par s’organiser en un crescendo rythmé. Le ton du spectacle est donné : deux monologues en phase pour décrire les problèmes (à la fois basics et complexes) de « nos » femmes modernes.
Pour nous raconter ces crises existentielles, les deux comédiennes n’utilisent pas seulement un texte que j’ai trouvé vivant et réaliste, humain. Elles chantent aussi, faisant varier leurs âges tout au long de l’échelle de la vie, elles posent, elle miment et elles expriment des émotions vivaces à seulement deux mètres de vous. Ainsi, à tout moment, on ne sait pas où elles nous guident même si le rire reste permanent.
(Claude 41 ans – Les Ponts de Cé)
En synthèse :
Dans un tout petit théâtre, le spectacle de deux "show women" qui maîtrisent leur affaire.